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« Orientation et accompagnement, les conditions de réussite de la réforme » (tribune Le Monde)

6 Décembre 2017

Dans 'Le Monde' de ce mardi 5 décembre, Emmanuelle PÉRÈS, Déléguée générale de la FFP, cosigne, avec plusieurs responsables économiques et politiques de premier plan, une tribune portée par la Fondation ‘Travailler autrement’ pour souligner que la réforme de la formation professionnelle devra s’appuyer sur une montée en gamme de l’orientation et de l’accompagnement en France.

La FFP défend depuis plusieurs années la transformation du système français de formation professionnelle afin qu’il soit rendu plus accessible aux bénéficiaires (jeunes, demandeurs d’emploi, salariés, employeurs). Elle défend un principe simple : c‘est aux dispositifs de s’adapter aux attentes des personnes et des entreprises, et non l’inverse (voir le livre blanc ‘libérer la formation’, FFP/Asterès, Juin 2016).

C’est une condition indispensable pour encourager l’ensemble des actifs, quel que soit leur statut et leur niveau de qualification, à se former tout au long de la vie. Cette individualisation des parcours de formation doit être menée de manière complémentaire avec de plus fortes incitations pour les entreprises à investir dans leur capital humain (voir étude menée par la FFP avec le Cabinet Roland Berger, octobre 2017).

La réforme annoncée par le Président de la République, Emmanuel Macron, s’inscrit dans cet objectif pour « rendre la formation professionnelle accessible à chaque actif, de façon autonome, simple, opérationnelle, pour rendre concrète et réelle la liberté d’évoluer professionnellement par la formation. » (Document d’orientation transmis par le Gouvernement aux partenaires sociaux).

La FFP a salué cette ambition (voir le communiqué de presse de la FFP du 22 novembre 2017), et appelle d’une part à simplifier le CPF (fusion du CIF et du CPF, fin des listes d’éligibilité, abondement en euros ou en points), et d’autre part à renforcer les outils d’orientation et d’accompagnement.  Il est en effet indispensable de fournir les moyens pour permettre à chacun de se saisir de ses droits, en fonction des besoins en compétences des entreprises et des territoires, ainsi qu’en fonction de son projet professionnel. Cela passe notamment par la professionnalisation des activités d’orientation et d’accompagnement, qui doivent pouvoir être financées en tout ou partie par le CPF et réalisées par une filière d’excellence incluant des acteurs privés et publics. Autant d’éléments déjà présents dans le rapport de l’Institut Montaigne rédigé par Estelle Sauvat (actuelle Haut-Commissaire à la transformation des compétences) et Bertrand Martinot (Directeur général adjoint des services, de l’emploi et de la formation au Conseil Régional Ile-de-France) : Un capital emploi formation pour tous (janvier 2017).

C’est le sens de la tribune publiée ce mardi 5 décembre à l’initiative de la Fondation ‘Travailler autrement’ (présidée par Patrick Lévy-Waitz) par un collectif de vingt-cinq signataires, parmi lesquels des personnalités du monde politique (dont Xavier Bertrand, Président LR de la région des Hauts-de-France ; Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée ; Myriam El Khomri, ancienne ministre du Travail ; Sophie Errante, députée LRM de Loire-Atlantique etc.) et du monde économique et social (dont Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT ; Gilles Gateau, directeur des ressources humaines d’Air France ; Bertrand Martinot, ancien DGEFP ; Jean-François Pilliard, membre du CESE, ancien vice-président du Medef ; Pierre Ramain, ancien conseiller travail au cabinet de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve ; Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l’ANDRH et directeur des relations sociales du groupe Solvay ; Michel de Virville, vice-président de Territoires zéro chômeur de longue durée etc.).

Retrouvez la tribune sur LeMonde.fr.

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