Nos actualités

Revenir aux actualités

La Fédération des Partenaires de l'Emploi réagit à l'ANI sur la formation professionnelle (Communiqué de presse)

27 Février 2018

L’ANI Formation n’est pas à la hauteur des enjeux et des transformations que le pays connait.

La Fédération des Partenaires de l'Emploi, Association créée le 7 février dernier réunissant la FFP, Prism'emploi, le Syndicat des Professionnels du Portage Salarial (PEPS), et la Fédération Nationale du Management de Transition (FNMT), réagit à l'ANI sur la formation professionnelle finalisé par les partenaires sociaux il y a quelques jours.

 

FEDERATION DES PARTENAIRES DE L’EMPLOI

Communiqué de presse
Paris, le 26 février 2018

L’ANI Formation n’est pas à la hauteur des enjeux et des transformations que le pays connait.

Mieux orienter, mieux accompagner les actifs dans la construction de leur parcours professionnel devrait constituer l'enjeu clé que les acteurs de la formation professionnelle auront à relever pour permettre à notre pays de réussir la transformation qu'il doit mener. Et ainsi replacer l'individu au coeur de notre politique de formation constitue une condition absolument nécessaire pour y parvenir.

L’ANI Formation que les partenaires viennent de signer ne répond que très imparfaitement aux défis d’aujourd’hui ; "Il faut être infiniment plus ambitieux que ce projet de texte qui va néanmoins dans la bonne direction" déclare Patrick Levy-Waitz, Président de la Fédération des Partenaires de l’Emploi, et d’ajouter : « Si cet accord comporte quelques avancées sur la simplification et l’accessibilité du compte personnel de formation et sur le renforcement de la formation en alternance, il reste inadapté à l’urgence de la situation actuelle, à la transformation des compétences et aux défis auxquels nous sommes confrontés ».

La vraie question est celle de l’anticipation des besoins en compétences correspondant à l’évolution des métiers qui ne peut être réservée exclusivement aux branches professionnelles. Nous devons absolument y adjoindre une approche interprofessionnelle transversale pour appréhender les nouveaux métiers, l'hybridation des activités qui concernent tous les acteurs (individus et entreprises) et qui au fil de l'eau s'impose à tous.

Que propose cet accord pour répondre aux questions que peuvent se poser les jeunes pour leur propre orientation dont la désorganisation en France revient à entretenir l’écart entre la formation initiale et les demandes du marché du travail ?

Comment tenir compte de la succession de statuts qu’un individu peut connaitre : salarié, travailleur indépendant, autoentrepreneur, demandeur d’emploi… ?

Les mesures sur l'orientation et l’accompagnement des individus ne sont pas à la hauteur des enjeux et manquent d’ambition pour placer vitesse, simplicité et modernisation de nos pratiques au coeur du modèle français.

Par ailleurs, que permet cet accord à court terme pour faire face au déficit de compétences constaté par beaucoup d’entreprises qui peinent à recruter ?

A tel point que les économistes s’accordent à dire que la croissance aurait été plus forte en 2017 si les compétences avaient été disponibles. Certains d’entre eux estiment même que le chômage structurel en France serait de 9 %.

Cet accord est un accord a minima et nous demandons au Gouvernement de donner aux intervenants des métiers de l’emploi un cadre modernisé et simplifié pour permettre de réussir l'enjeu clé : remettre nos concitoyens sur le chemin de la réussite.

Il y a urgence pour répondre aux aspirations des individus qui souhaitent trouver un emploi et à celles des entreprises qui veulent se développer.

Télécharger le communiqué de presse.

Précédent
Suivant

Vous souhaitez devenir membre de la FFP ?

Adhérer